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Les aéroports du Canada génèrent des emplois partout au pays

Les aéroports du Canada sont beaucoup plus qu’un endroit où l’on se rend pour prendre l’avion. Ce sont aussi d’importants créateurs d’emplois, tant sur les lieux mêmes que dans les diverses communautés partout au pays. Bagagistes, spécialistes en gestion du bruit, professionnels du marketing, ingénieurs civils et plus encore – nos aéroports sont de véritables carrefours d’emplois aussi variés que stimulants.

« Aéroports de Montréal compte quelque 250 entreprises exploitées sur ses deux sites aéroportuaires, générant ainsi 60 000 emplois, dont 31 600 emplois directs, souligne Philippe Rainville, président-directeur général d’Aéroports de Montréal. L’an dernier seulement, nous avons créé plus de 570 emplois, grâce notamment aux importants investissements dans nos infrastructures, dont l’expansion de notre jetée internationale et de nos zones commerciales, afin de répondre à une demande croissante. »

L’aéroport Montréal-Trudeau n’est certes pas un cas unique. Partout au pays, les aéroports misent sur l’expansion afin de mieux desservir une clientèle de voyageurs de plus en plus nombreuse. De tels projets d’expansion deviennent autant d’opportunités pour les employés d’être impliqués dans des initiatives de grande envergure.

L’an dernier, l’ouverture de l’aérogare internationale à l’aéroport international de Calgary (YYC) a permis la création de près de 2 000 emplois. L’aéroport, dont l’achalandage atteint de nouveaux sommets, est un important créateur d’emplois. On lui attribue en effet quelque 48 000 emplois indirects à Calgary, et une contribution de plus de 8,28 milliards $ au PIB.

« Notre site aéroportuaire regroupe une communauté de plus de 24 000 individus, des gens qui jouent un rôle essentiel dans l’exploitation d’un aéroport qui se veut aussi un important moteur économique pour Calgary, dit Bob Sartor, président-directeur général de la Calgary Airport Authority. Or, en poursuivant notre croissance afin de refléter celle du nombre de passagers, notamment via l’ajout de vols et de nouveaux services, l’on peut aussi s’attendre à la création de nouveaux emplois à YYC. »

La Calgary Airport Authority est elle-même composée d’une équipe de près de 250 professionnels, dont les champs d’expertise s’étendent autant à l’ingénierie qu’à la comptabilité, aux ressources humaines, à l’expérience des passagers et plus encore. Si l’emphase est certes mise sur une optimisation de l’expérience pour les voyageurs, l’équipe est aussi réputée pour l’importance qu’elle accorde à un environnement de travail stimulant. D’ailleurs, en 2016, la Calgary Airport Authority fut une fois de plus reconnue par Mediacorp Canada comme étant l’un des plus importants employeurs en Alberta. Pour l’organisation, il s’agit d’une septième mention du genre, qui vient souligner son engagement à établir l’un des meilleurs cadres de travail dans la province.

Les aéroports constituent un lieu de travail unique. Aussi, le fait qu’ils soient en croissance permet de créer des emplois à la fois variés et stimulants qui deviennent autant d’opportunités de croissance et de développement de carrière pour les employés.

Ces derniers se voient offrir des régimes de rémunération et d’avantages, ainsi que des opportunités de formation, qui envoient un message clair : leur employeur tient à ce qu’ils demeurent en poste. Par exemple, les employés de la Vancouver Airport Authority, qui exploite l’aéroport international de Vancouver, demeurent au sein de l’organisation pour une durée moyenne de 10,7 ans. L’aéroport offre à chaque individu quelque 35 heures de formation en moyenne chaque année. Celui-ci s’est de plus classé parmi les meilleurs employeurs de la Colombie-Britannique durant dix années consécutives.

« Nous sommes conscients qu’une équipe à la fois dévouée et motivée est la clé de notre succès, indique Craig Richmond, président-directeur général de la Vancouver Airport Authority. Ainsi, nous accordons une grande importance à la création d’un environnement de travail positif où la créativité et le travail d’équipe sont valorisés et récompensés. Nous cherchons continuellement à identifier des avenues d’amélioration, notamment via des sondages bisannuels auprès de nos employés et des réunions où tous sont conviés. Nous nous assurons aussi de toujours souligner le travail accompli par nos employés, en récompensant les individus ayant contribué de façon particulièrement remarquable au maintien de nos valeurs fondamentales, qui sont axées sur la sécurité, l’innovation, le travail d’équipe et la responsabilité. »

En plus des emplois directs que génèrent les aéroports, ces derniers sont aussi à l’origine d’un grand nombre d’emplois indirects, incluant ceux liés aux produits et services fournis aux aéroports pour leur exploitation quotidienne. Un exemple serait le mécanicien qui répare, dans un garage situé dans sa communauté, le véhicule d’une personne qui fournit des services de traiteur à l’aéroport. Autre facteur ayant un impact positif sur l’emploi : les visiteurs étrangers qui consacrent une partie de leur budget dans nos restaurants, boutiques, attraits touristiques, hébergements et moyens de transport.

Les investissements étrangers directs et les échanges commerciaux favorisent également la création d’emplois, tous deux étant facilités par la connectivité que rendent possible nos aéroports. Par exemple, une récente étude d’impact économique a révélé que l’aéroport international Pearson de Toronto, soit le plus important au Canada, permet la création de quelque 332 000 emplois partout en Ontario.

« La Greater Toronto Area est un centre d’affaires, de tourisme, d’innovation et d’éducation de renommée mondiale, affirme Howard Eng, président-directeur général de la Greater Toronto Airports Authority. Aussi, l’aéroport Pearson est fier de son rôle en tant que porte d’entrée au Canada pour les pays du monde, et important moteur d’emplois pour les Ontariens. »

En plus de générer des emplois, l’aéroport Pearson de Toronto inspire ses propres employés à se surpasser afin d’aider les passagers de façon quotidienne. L’aéroport a d’ailleurs mis sur pied un mouvement baptisé I am Toronto Pearson (Je suis Toronto Pearson), qui invite les leaders et le personnel de première ligne à se poser une question toute simple : « Comment puis-je être utile? »

La GTAA est d’avis que tous devraient croire qu’ils ont le pouvoir de faire une différence, que ce soit en offrant leur aide alors qu’on ne s’y attendait pas, ou en accueillant des gens au pays ou dans leur communauté. En multipliant de tels « moments de vérité » quotidiennement, on en vient à créer une expérience unique et mémorable pour les passagers, rapprochant ainsi de plus en plus l’aéroport Pearson du titre de meilleur aéroport au monde – un passager à la fois.

Les aéroports du Canada, modèles d’harmonie en mouvement, offrent des lieux de travail valorisants, améliorent l’expérience des passagers, créent et soutiennent des emplois dans leur communauté, et répondent aux besoins de tous les Canadiens.

 

Nos aéroports en plein essor

L’histoire des aéroports canadiens se scinde en deux époques, soit avant les années 90 et après. Pourquoi? Tout simplement parce que durant les années 90, l’exploitation de nos aéroports, jusqu’alors assurée par le gouvernement fédéral, fut transférée à des autorités aéroportuaires locales.

« Le modèle tel qu’il existe aujourd’hui au Canada est unique au monde, souligne Daniel-Robert Gooch, président-directeur général du Conseil des aéroports du Canada. À ce chapitre, nous faisons preuve de précurseurs. Des juridictions partout sur la planète admirent la façon dont nous sommes parvenus à jumeler l’expertise du secteur privé à une approche communautaire. »

Les aéroports n’ont jamais regretté une telle décision, et pour cause. Il suffit d’en constater les nombreux avantages.

« Le modèle actuel en ce qui a trait aux autorités aéroportuaires a permis aux usagers du transport aérien au Canada de bénéficier d’un excellent service au cours des 25 dernières années, indique Joyce Carter, présidente-directrice générale de la Halifax International Airport Authority. Par exemple, l’aéroport Stanfield d’Halifax a investi plus de 550 millions $ dans ses infrastructures au cours des dix dernières années, sous l’étroite supervision de notre conseil d’administration, dont les membres furent nommés par des gens locaux. Tout ce travail visait à accroître la contribution économique et sociale de l’aéroport à notre région. »

Le secteur canadien du transport aérien, dont les aéroports constituent une importante composante, contribue quelque 35 milliards $ à l’activité économique du pays, en plus d’injecter 7 milliards $ dans les coffres du gouvernement fédéral. Aussi, depuis 1992, ces mêmes aéroports ont versé la somme de 5 milliards $ en loyers au gouvernement.

Or, au-delà des chiffres, nos aéroports ont joué un rôle de premier plan dans le développement du Canada en tant que puissance économique sur l’échiquier mondial.

« Il suffit de songer à tous les liens que les aéroports permettent d’établir, que ce soit sur le plan commercial ou communautaire, tant au Canada qu’à l’échelle du monde, dit Gooch. Il ne fait nul doute que les aéroports sont notre porte d’entrée vers le monde, et une porte d’accueil qui unit les collectivités ici comme à l’étranger. »

Le succès d’aujourd’hui s’explique entre autres par les défis d’hier. Avant les années 90, l’exploitation des aéroports était centralisée entre les mains du gouvernement fédéral. Ce modèle d’affaires occasionnait des pertes financières à ce point substantielles qu’au moment du transfert, le coût pour les contribuables canadiens atteignait la somme de 135 millions $ annuellement.

Qui plus est, au déficit financier s’ajoutait un déficit au niveau des infrastructures. L’argent se faisant évidemment rare, les investissements dans l’amélioration des infrastructures aéroportuaires étaient, eux aussi, plutôt rares. Nos aéroports avaient à l’époque un besoin criant d’être rénovés et modernisés.

« Il fallait carrément réinventer les aéroports qui nous ont été transférés », se rappelle Gooch.

Et c’est à une réinvention que l’on a d’emblée procédé. C’est environ à cette époque que les dirigeants du Greater Vancouver Board of Trade se sont réunis et ont conclu que nos aéroports devaient mieux nous desservir. Vancouver était alors solidement positionnée pour devenir la porte d’accueil entre l’Asie-Pacifique et l’Amérique du Nord. Pour y parvenir, il fallait que la ville se dote d’un aéroport à la hauteur de ses ambitions. Et c’est en privilégiant un contrôle local qu’elle y est parvenue.

Aujourd’hui, les directeurs siégeant au conseil d’administration des aéroports canadiens sont nommés par des regroupements d’affaires locaux, par leur municipalité et par les gouvernements au niveau provincial et fédéral. Nos aéroports sont tous actuellement exploités à la manière d’un OBNL. Résultat : quelque 22 milliards $ ont été consacrés aux infrastructures aéroportuaires sans qu’il en coûte un sou aux contribuables canadiens.

L’orientation locale, toutefois, demeure certes le plus grand avantage du transfert de l’exploitation des aéroports aux autorités locales.

« Au cours des vingt dernières années, nos aéroports se sont transformés pour devenir de véritables voies d’accès vers leurs diverses communautés », observe Gooch.

L’harmonie en mouvement dans les aéroports du Canada

Des bagages au voyage : une expérience sans turbulence en quatre étapes

Dès que vous mettez les pieds dans un aéroport canadien, et ce, jusqu’à l’embarquement dans l’avion, vous êtes entraîné dans un processus complexe que les aéroports se consacrent à simplifier et à rendre le plus fluide possible pour les voyageurs comme vous. En d’autres mots, les aéroports partout au pays font tout en leur possible pour que votre expérience soit sans turbulence. Le flux de passagers – soit le déplacement vers l’avion le plus rapidement possible – devient donc une priorité. Et comment y parvient-on? En fait, le processus ayant assuré aux passagers un parcours tout à fait fluide dans nos aéroports est le fruit d’années d’efforts et de millions de dollars en investissements. Voici quatre façons dont nous y parvenons :

1. Le trajet vers l’aéroport

La première étape est de vous amener de votre lieu de résidence à l’aéroport le plus rapidement et efficacement possible.

“Nous avons consacré passablement de temps et d’efforts à étudier les déplacements en direction et à partir des aéroports canadiens au cours des vingt dernières années,” indique Daniel-Robert Gooch, président du Conseil des aéroports du Canada.

Le processus a exigé une collaboration étroite avec les gouvernements au niveau local, provincial et fédéral. Certes, on s’est penché sur les accès routiers. Toutefois, au cours des dix dernières années, le transport collectif a vu sa popularité croître de façon exponentielle. Ainsi, cette alternative est devenue aujourd’hui une grande priorité pour les aéroports – et les résultats s’avèrent parfois assez remarquables.

“La Canada Line a été inaugurée à temps pour les Jeux olympiques de Vancouver en 2010, grâce à des investissements des autorités aéroportuaires de même que des trois paliers de gouvernement,” rappelle Gooch.

“Notre engagement envers un transport durable a notamment pris la forme d’un investissement de 300 millions $ dans le segment Sea Island de la Canada Line, inauguré en 2009,” indique pour sa part Craig Richmond, président-directeur général de l’aéroport international de Vancouver. “D’ailleurs, la Canada Line a connu un succès retentissant. Elle a grandement contribué aux efforts de notre aéroport afin d’atteindre ses objectifs sur le plan environnemental, en plus de devenir l’un des modes de transport collectif les plus achalandés en Amérique du Nord.”

2. Enregistrement

Une fois à l’intérieur de l’aérogare, la seconde étape consiste à enregistrer les billets. Or, la technologie actuellement en place est considérablement plus avancée qu’il y a à peine dix ans.

“Les aéroports ont consacré des millions de dollars dans l’installation de guichets libre-service pour l’enregistrement automatisé des billets, que les voyageurs peuvent utiliser peu importe la compagnie aérienne qui les transporte,” souligne Gooch. “À cela s’ajoute l’enregistrement libre-service des bagages – toutes des technologies ayant amélioré l’efficacité du processus d’enregistrement des voyageurs.”

3. Contrôle de la sécurité

Vos bagages sont enregistrés et vos cartes d’embarquement sont en main. La troisième étape consiste alors à traverser le processus de contrôle de la sécurité, assuré et exploité par l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA), une société d’État fédérale. Le financement de l’ACSTA est assuré par les voyageurs par l’entremise du Droit pour la sécurité des passagers du transport aérien; toutefois, ces sommes ne sont pas entièrement consacrées au maintien d’un tel service. D’ailleurs, l’une des priorités des aéroports canadiens est de faire en sorte qu’une telle situation soit rectifiée.

“La situation est d’autant plus préoccupante du fait que le financement octroyé par le gouvernement ne tient pas compte de la croissance du nombre de voyageurs,” déplore Gooch. “Il importe que ces derniers puissent traverser le processus de contrôle de la sécurité dans un délai à la fois raisonnable et prévisible, afin qu’ils puissent bien évaluer l’heure à laquelle ils doivent se rendre à l’aéroport.”

“Avec ses quelque 44,3 millions de passagers accueillis en 2016 et son taux de croissance qui se situe bien au-delà de la moyenne mondiale, l’aéroport Pearson de Toronto constitue certes un facteur important de l’activité économique du sud de l’Ontario, autant que de la province et du pays dans leur ensemble,” note Howard Eng, président-directeur général de la Greater Toronto Airports Authority (GTAA). “Or, on prévoit qu’un tel rythme de croissance ne fera que perdurer, voire s’accélérer au cours des prochaines années.”

De poursuivre Eng : “La GTAA investit régulièrement les sommes requises afin de conserver son statut de plaque tournante de calibre mondial. Toutefois, il importe aussi que le gouvernement fasse sa part afin d’accélérer le processus de contrôle de la sécurité en réaction à la hausse d’achalandage. Le temps d’attente à cette étape est un facteur important de l’expérience des voyageurs à l’aéroport. Or, l’aéroport Pearson doit demeurer un modèle d’efficacité si nous voulons conserver notre rôle en tant qu’important moteur économique au Canada.”

Bien sûr, il n’y a pas que les voyages intérieurs. Les voyages internationaux apportent eux aussi leur lot de défis en ce qui a trait au flux des passagers. Or, tout comme c’est le cas avec l’enregistrement des billets et des bagages, la technologie permet ici aussi de faciliter grandement le processus. On songe entre autres aux sommes importantes consacrées afin d’installer des bornes automatisées de dédouanement, dont certaines servant spécifiquement aux voyages à destination des États-Unis.

De concert avec l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), l’organisme fédéral responsable des services frontaliers, nombre de ces projets ont été possibles grâce aux millions de dollars investis par les aéroports afin de mieux desservir les passagers.

“Au fil des ans, nous avons consacré des sommes importantes à identifier des solutions technologiques permettant d’améliorer l’expérience et le flux des passagers dans nos aéroports, incluant la signalisation, l’enregistrement libre-service des billets et des bagages et le contrôle de la sécurité,” a dit Philippe Rainville, PDG d’Aéroports de Montréal. “Les guichets automatisés de dédouanement au Canada, ainsi que le contrôle automatisé des passeports pour le prédédouanement pour les États-Unis, ont été fort bien accueillis. Ils ont grandement amélioré le flux des passagers à nos aéroports, particulièrement en périodes de pointe.”

4. Récupération des bagages

Vous avez franchi le contrôle de sécurité et êtes désormais à bord de l’avion. Une fois arrivé à destination, la rapidité et l’efficacité avec lesquels vous franchirez la prochaine étape dépendront en grande partie de la rapidité et l’efficacité du système de transport et de livraison des bagages. S’il est moins évident pour les voyageurs de le constater, les investissements consacrés à cette étape du processus au cours des dernières années ont tout de même été considérables – “des centaines de millions de dollars,” selon Gooch, qui ajoute que “l’objectif est d’accélérer le processus de transfert des bagages entre les aéronefs, afin de réduire le délai de correspondance entre deux vols et le temps d’attente pour les bagages une fois les voyageurs rendus à destination.”

“L’aéroport international de Calgary a installé un système de vérification des sacs fourre-tout de pointe, qui permet d’accélérer leur déplacement au moment du départ, de la correspondance ou de l’arrivée. Ainsi, le processus de balayage des sacs ainsi que leur déplacement s’effectuent plus rapidement qu’avec les systèmes de convoyeur habituels, et le suivi de chaque sac est plus précis. Résultat : les sacs se rendent à l’aéronef ou au carrousel de bagages de façon plus rapide et fiable,” a dit Rob Sartor, président-directeur général de la Calgary Airport Authority.

Il ne s’agit là que de quelques exemples des façons dont les aéroports s’investissent à vous offrir la meilleure expérience possible, le plus rapidement et efficacement possible – et ce, à chacune des étapes du processus vous menant de votre domicile à votre destination. En d’autres mots, chaque fois que vous fréquentez un aéroport canadien, nous tenons à vous offrir une expérience… sans turbulences.

Les infrastructures aéroportuaires donnent des ailes aux collectivités

En 1992, la gestion des aéroports canadiens, alors sous l’autorité du gouvernement fédéral, fut transférée à des autorités locales sous forme d’OBNL. La désuétude des infrastructures figurait alors en tête de liste des nombreuses raisons justifiant une telle décision.

En effet, avant 1992, les investissements dans les infrastructures aéroportuaires étaient plutôt rares. Résultat : les installations vétustes ne parvenaient plus à répondre à la demande. Or, depuis le transfert, plus de 22 milliards $ ont été injectés dans l’amélioration des infrastructures des aéroports canadiens, ce qui est venu donner des ailes aux collectivités d’un océan à l’autre. Désormais modernisées et à la fine pointe des derniers développements technologiques, nos infrastructures aéroportuaires s’harmonisent parfaitement avec le transport aérien au 21e siècle.

“Une partie de ces investissements sert à soutenir le développement économique régional,” explique Daniel-Robert Gooch, président du Conseil des aéroports du Canada. “Par exemple, une plateforme de chargement d’avion-cargo de 17 000 mètres carrés fut construite à l’aéroport d’Halifax afin de desservir l’industrie du homard. En vertu du modèle basé sur celui des OBNL, le développement économique fait partie intégrante du mandat des aéroports.”

Les infrastructures aéroportuaires jouent un rôle capital. D’ailleurs, sans elles, certaines collectivités canadiennes ne pourraient tout Examen de la Loi sur les transports du Canada, p. 55 simplement exister! Un exemple concret serait la ville de Gander, à Terre-Neuve.

“Gander fut initialement développée en tant qu’aéroport durant les années 30,” raconte Gooch. “Or, l’endroit a joué un rôle particulièrement important durant la Seconde Guerre mondiale, en tant qu’escale de ravitaillement en carburant pour les avions voyageant à destination de l’Europe. C’est ainsi que la ville s’est progressivement bâtie autour de l’aéroport, qui demeure aujourd’hui un important centre de contrôle aérien et poste de ravitaillement.”

Un autre exemple d’une communauté qui dépend des aéroports se trouve au nord du pays. Un récent rapport soumis au gouvernement fédéral par l’ancien ministre David Emerson mettait en relief le rôle essentiel que jouent les aéroports pour transporter des marchandises auprès des communautés éloignées, là où “on mise beaucoup sur les avions pour transporter individus et biens, et aussi pour répondre aux besoins de nature médicale.”  Aussi, comme le précise le rapport, “tant le secteur au nord des Territoires du Nord-Ouest que le Nunavut dans son ensemble dépendent principalement du transport maritime et aérien.”

“Les régions au nord du Canada autant que les populations qui y sont établies sont essentielles à l’avenir du pays,” affirme pour sa part Barry Rempel, président-directeur général de la Winnipeg Airports Authority. “Le transport aérien constitue les fondations mêmes des infrastructures économiques de ces régions nordiques. C’est pourquoi la Winnipeg Airports Authority se consacre à répondre aux besoins de ces gens et ainsi optimiser le potentiel des régions où ils habitent. Qu’il s’agisse de desservir les passagers, d’intervenir au niveau du fret aérien ou de fournir des vols à des fins médicales, nous nous assurons de maintenir un lien entre les régions du nord et le reste du pays – et de la planète.”

Certes, il n’y a pas que les petites communautés pour qui les infrastructures aéroportuaires sont essentielles. D’ailleurs, selon le Canadian Global Cities Council , les aéroports internationaux situés dans les sept plus importantes agglomérations urbaines au Canada constituent souvent le second plus important employeur de leur région. Or, les infrastructures sont la fondation même d’un tel moteur économique, ce que tendent à confirmer les résultats d’une enquête de 2013 qui révélait notamment que l’industrie du transport aérien (dont les aéroports s’avèrent une importante composante) générait plus de 141 000 emplois directs.

“L’aéroport international de Vancouver se consacre à l’exploitation d’infrastructures et installations durables de calibre international,” indique Craig Richmond, président-directeur général de cet aéroport. “Nous réinvestissons continuellement dans nos propres infrastructures afin de générer davantage d’opportunités économiques et de voyages pour notre collectivité.”

“Près de 23 000 personnes sont à l’emploi de notre aéroport. Aussi, nous sommes actuellement à planifier un investissement en immobilisations de 5,6 milliards $ au cours des vingt prochaines années, ce qui viendra cimenter notre rôle en tant qu’important acteur économique en Colombie-Britannique.”

En cette année où l’on souligne le 150e anniversaire du Canada, nous rappelons le rôle joué par les infrastructures de transport en tant que lien ayant tissé notre pays. En 1867, ce fut le transport ferroviaire qui s’étendait d’est en ouest. Aujourd’hui, ce sont des dizaines d’aéroports et leurs importantes infrastructures qui nous unissent les uns aux autres – une interconnexion en plein essor qui donne des ailes à nos collectivités et nous ouvre les portes sur le monde.

L’économie canadienne décolle avec les aéroports

L’économie canadienne décolle avec les aéroports – et il ne s’agit pas ici que d’une métaphore. En constatant les multiples façons dont le système aéroportuaire canadien donne des ailes à l’économie du pays, il va de soi qu’on pourrait difficilement s’en passer.

Certes, il y a les chiffres.

“Le secteur du transport aérien, dont les aéroports constituent une importante composante, injecte pas moins de 35 milliards $ dans le PIB canadien,” souligne Daniel-Robert Gooch, président du Conseil des aéroports du Canada. Qui plus est, plus de 133 millions de passagers transitent par nos aéroports annuellement.”

Toutefois, l’impact économique des aéroports canadiens s’étend bien au-delà des données brutes. Le Canada étant un pays basé sur les échanges commerciaux, d’importants pans de son économie dépendent des exportations. Or, nos aéroports constituent la plaque tournante de ces flux économiques. « Le fret aérien ne représente que 3 % du volume de biens transportés au Canada, mais tout de même un impressionnant 35 % de la valeur estimée de ces biens, ajoute Gooch. Cela tend à démontrer l’importance des aéroports. »

D’ailleurs, certains secteurs de l’économie canadienne ne pourraient tout simplement exister sans les aéroports. On songe entre autres à l’éducation internationale, sachant à quel point les étudiants étrangers représentent un segment lucratif pour nos collèges et universités. Or, ces institutions doivent pouvoir compter sur les aéroports, non seulement pour attirer les étudiants au Canada, mais aussi pour envoyer leurs représentants à l’étranger aux fins de recrutement et de promotion.

Sur la côte est canadienne, l’industrie du homard dépend elle aussi du transport aérien. C’est pourquoi les aéroports locaux se sont surpassés afin de contribuer au succès de ce secteur d’activité.

“L’aéroport Stanfield d’Halifax a investi des sommes considérables dans l’exploitation de sa division du fret aérien, ce qui nous a permis d’atteindre un autre record dans le transport de marchandises en 2016,” indique le directeur commercial de l’aéroport international Stanfield d’Halifax Bert van der Stege.

“Nous avons agrandi notre piste principale, en plus d’ériger une nouvelle plateforme de chargement d’avion-cargo près de nos installations de fret côté piste, qui comptent notamment quelque 7 000 pieds carrés d’espaces avec régulation du climat – un endroit idéal pour le transport de homards et autres fruits de mer frais.”

Évidemment, aucune industrie ne pourrait compter autant sur un réseau aéroportuaire efficace que celle du tourisme, “de loin notre plus important secteur d’activité,” a dit Gooch.  À preuve :

En 2016, pas moins de 9,8 millions de touristes se sont rendus au Canada par transport aérien.

Dans un pays vaste et magnifique comme le nôtre, les dépenses des touristes étrangers viennent remplir nos propres coffres, qu’il s’agisse de revenus pour nos entreprises locales ou de taxes pour nos gouvernements. Or, rien de tout cela ne serait possible sans nos aéroports.

“Plusieurs facteurs font de l’aéroport international de Calgary une plaque tournante économique. Non seulement accueillons-nous des millions de voyageurs dont les dépenses stimulent l’industrie touristique, mais nous sommes la plateforme par laquelle nos entreprises locales expédient et reçoivent leurs produits. Aussi, nous employons des milliers de personnes à l’aéroport, en plus de soutenir des dizaines de milliers d’emplois dans la région,” a dit Rob Sartor, président-directeur général de la Calgary Airport Authority.

Et rien de tout cela ne serait possible sans les investissements majeurs effectués par les aéroports dans leurs propres infrastructures. Depuis 1992, alors que le gouvernement fédéral confiait le contrôle des aéroports à des autorités locales sous forme d’OBNL, ces investissements atteignent les 22 milliards $. Aujourd’hui, chaque dollar de profit généré par les aéroports canadiens est réinvesti dans ces mêmes aéroports. Une telle approche leur permet de constamment chercher à moderniser et agrandir leurs installations, à mieux desservir les voyageurs et à générer davantage d’opportunités de faire décoller encore plus l’économie canadienne.

Contributions fiscales des aéroports

Le flux de passagers

Les investissements dans les infrastructures

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