L’économie canadienne décolle avec les aéroports – et il ne s’agit pas ici que d’une métaphore. En constatant les multiples façons dont le système aéroportuaire canadien donne des ailes à l’économie du pays, il va de soi qu’on pourrait difficilement s’en passer.

Certes, il y a les chiffres.

“Le secteur du transport aérien, dont les aéroports constituent une importante composante, injecte pas moins de 35 milliards $ dans le PIB canadien,” souligne Daniel-Robert Gooch, président du Conseil des aéroports du Canada. Qui plus est, plus de 133 millions de passagers transitent par nos aéroports annuellement.”

Toutefois, l’impact économique des aéroports canadiens s’étend bien au-delà des données brutes. Le Canada étant un pays basé sur les échanges commerciaux, d’importants pans de son économie dépendent des exportations. Or, nos aéroports constituent la plaque tournante de ces flux économiques. « Le fret aérien ne représente que 3 % du volume de biens transportés au Canada, mais tout de même un impressionnant 35 % de la valeur estimée de ces biens, ajoute Gooch. Cela tend à démontrer l’importance des aéroports. »

D’ailleurs, certains secteurs de l’économie canadienne ne pourraient tout simplement exister sans les aéroports. On songe entre autres à l’éducation internationale, sachant à quel point les étudiants étrangers représentent un segment lucratif pour nos collèges et universités. Or, ces institutions doivent pouvoir compter sur les aéroports, non seulement pour attirer les étudiants au Canada, mais aussi pour envoyer leurs représentants à l’étranger aux fins de recrutement et de promotion.

Sur la côte est canadienne, l’industrie du homard dépend elle aussi du transport aérien. C’est pourquoi les aéroports locaux se sont surpassés afin de contribuer au succès de ce secteur d’activité.

“L’aéroport Stanfield d’Halifax a investi des sommes considérables dans l’exploitation de sa division du fret aérien, ce qui nous a permis d’atteindre un autre record dans le transport de marchandises en 2016,” indique le directeur commercial de l’aéroport international Stanfield d’Halifax Bert van der Stege.

“Nous avons agrandi notre piste principale, en plus d’ériger une nouvelle plateforme de chargement d’avion-cargo près de nos installations de fret côté piste, qui comptent notamment quelque 7 000 pieds carrés d’espaces avec régulation du climat – un endroit idéal pour le transport de homards et autres fruits de mer frais.”

Évidemment, aucune industrie ne pourrait compter autant sur un réseau aéroportuaire efficace que celle du tourisme, “de loin notre plus important secteur d’activité,” a dit Gooch.  À preuve :

En 2016, pas moins de 9,8 millions de touristes se sont rendus au Canada par transport aérien.

Dans un pays vaste et magnifique comme le nôtre, les dépenses des touristes étrangers viennent remplir nos propres coffres, qu’il s’agisse de revenus pour nos entreprises locales ou de taxes pour nos gouvernements. Or, rien de tout cela ne serait possible sans nos aéroports.

“Plusieurs facteurs font de l’aéroport international de Calgary une plaque tournante économique. Non seulement accueillons-nous des millions de voyageurs dont les dépenses stimulent l’industrie touristique, mais nous sommes la plateforme par laquelle nos entreprises locales expédient et reçoivent leurs produits. Aussi, nous employons des milliers de personnes à l’aéroport, en plus de soutenir des dizaines de milliers d’emplois dans la région,” a dit Rob Sartor, président-directeur général de la Calgary Airport Authority.

Et rien de tout cela ne serait possible sans les investissements majeurs effectués par les aéroports dans leurs propres infrastructures. Depuis 1992, alors que le gouvernement fédéral confiait le contrôle des aéroports à des autorités locales sous forme d’OBNL, ces investissements atteignent les 22 milliards $. Aujourd’hui, chaque dollar de profit généré par les aéroports canadiens est réinvesti dans ces mêmes aéroports. Une telle approche leur permet de constamment chercher à moderniser et agrandir leurs installations, à mieux desservir les voyageurs et à générer davantage d’opportunités de faire décoller encore plus l’économie canadienne.