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Votre sympathique aéroport local

Si vous demandiez à des gens ordinaires de quelle manière leur aéroport local appuie leur collectivité, ils pourraient répondre en procurant des débouchés économiques. Ils pourraient certainement mentionner les transports. Mais il est très peu probable qu’ils pensent au vote par anticipation.

Or, c’est justement ce qu’a fait l’aéroport international Richardson de Winnipeg.

«L’Administration de l’aéroport de Winnipeg a toujours cherché à améliorer l’expérience client. L’isoloir aménagé pour le vote anticipé était une façon d’aider les voyageurs à exercer leur droit démocratique, quoique dans un cadre très particulier», a déclaré Barry Rempel, président-directeur général de l’Administration de l’aéroport de Winnipeg. «Nous cherchons toujours de nouvelles façons de mettre en valeur notre collectivité et de rehausser l’expérience de voyage. »

Aider les voyageurs à exercer leur droit de vote n’est qu’un exemple des nombreuses façons dont les aéroports canadiens cherchent à appuyer et à enrichir leur collectivité de diverses  façons qui n’ont que peu ou très peu à voir avec les voyages. Les activités reflètent les besoins de chaque collectivité, mais, lorsqu’on les prend ensemble, une image globale commence à prendre forme. C’est l’image d’une communauté aéroportuaire uniquement canadienne, profondément fière et engagée.

Dans le langage des affaires, on pourrait parler d’engagement civique. Pour les aéroports, il s’agit de bon voisinage entre amis.

Et comme tout bon voisin, les aéroports accueillent les nouveaux arrivants. À Halifax, la longue tradition de la ville d’accueillir des Néo-Canadiens avait des airs du 21e siècle lorsque l’aéroport international Stanfield d’Halifax a organisé une cérémonie de citoyenneté publique dans son hall principal dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire du Canada. 

«C’est un honneur d’avoir été choisi pour accueillir cet événement spécial pour les plus récents résidents du Canada», affirme Joyce Carter, présidente-directrice générale de l’Administration de l’aéroport international d’Halifax (HIAA). «Nous accueillons des Néo-Canadiens à notre aéroport chaque jour et nous en sommes venus à considérer l’aéroport comme une version moderne du Quai 21. La cérémonie nous a fourni une excellente occasion de souligner le 150e anniversaire de notre nation et de montrer notre appréciation pour notre magnifique pays. »

La cérémonie a touché une corde sensible chez au moins un membre du conseil. «Je sais très bien à quel point une journée comme celle-ci est mémorable pour les nouveaux citoyens», indique Wadih Fares, président de HIAA et récipiendaire de l’Ordre du Canada, qui a obtenu la citoyenneté canadienne en 1980. «Je suis arrivé au Canada adolescent pour fuir la guerre civile au Liban. Je crois fermement qu’il faut célébrer les talents et les contributions uniques que tout le monde apporte à ce pays et aujourd’hui nous célébrons ces Néo-Canadiens.»

L’aéroport de Vancouver

Les aéroports du Canada célèbrent les peuples et les cultures, allant des plus récents Canadiens jusqu’aux Premières nations. L’Administration aéroportuaire de Vancouver (YVR) a récemment signé l’Accord sur la durabilité et l’amitié entre la bande indienne Musqueam et l’aéroport YVR, une entente de 30 ans fondée sur l’amitié et le respect en vue d’assurer un avenir durable et mutuellement bénéfique pour notre collectivité. L’aéroport international de Vancouver et la bande indienne se trouvent dans la même collectivité sur les terres ancestrales Musqueam. Historiquement, les Musqueam ont joué un rôle essentiel dans plusieurs domaines des affaires et des activités de l’aéroport, allant de la gestion du bruit et de conseils consultatifs environnementaux, en passant par la planification de l’expansion et l’engagement culturel.

«Cet accord témoigne de l’évolution de notre relation avec le peuple Musqueam. Nous sommes fiers d’envisager un avenir dans lequel nous continuerons d’apprendre et de croître ensemble pour le bien économique et social de la région», a déclaré le président et chef de la direction de l’Administration de l’aéroport de Vancouver, Craig Richmond. «Pouvoir célébrer cette nouvelle avancée stimulante avec nos amis n’est pas seulement bonne pour les affaires – c’est la meilleure façon pour l’aéroport de Vancouver de progresser en même temps que la collectivité qu’il dessert.

Les modalités de l’accord ouvrent une voie à l’éducation et à l’emploi au moyen de bourses d’études et de nouveaux emplois, elles engagent 1 p. cent du revenu annuel de l’aéroport, prévoient la désignation et la protection des ressources archéologiques, le soutien aux activités actuelles et à l’expansion de l’aéroport.

D’autres aéroports se concentrent sur le bien-être mental et physique.

Le Flight Path

L’Administration de l’aéroport de Victoria (VAA) sait que voyager par avion n’est qu’une des nombreuses façons de se déplacer et elle encourage les résidents et les voyageurs à se tenir en forme en découvrant la beauté naturelle de la péninsule de Saanich en faisant du jogging, de la marche ou du vélo dans son Sentier de la nature de 9,3 kilomètres appelé Flight Path. Combinant des paysages spectaculaires avec des lieux historiques et un esprit contemplatif, le Flight Path de l’aéroport offre une expérience qui convient à tout le monde.

«L’Administration de l’aéroport de Victoria est un des premiers aéroports au monde à concevoir ce type d’installation récréative», a déclaré le président-directeur général Geoff Dickson. «Le Flight Path s’inscrit dans notre engagement à l’endroit du développement durable et de la gérance de l’environnement, qui comprend également, entre autres, la protection de nos forêts, le rétablissement des ruisseaux à notre aéroport pour remédier à la pollution intérieure et l’amélioration de la santé aquatique, la culture de nos champs agricoles et l’aménagement des terrains de l’aéroport en terrains de jeux et d’activités sportives. »

Les aéroports contribuent à faire décoller l’économie canadienne et relient le Canada au reste du monde, mais ils sont beaucoup plus que cela : ils sont de bons voisins et des partenaires communautaires coopératifs.

Nos aéroports en plein essor

L’histoire des aéroports canadiens se scinde en deux époques, soit avant les années 90 et après. Pourquoi? Tout simplement parce que durant les années 90, l’exploitation de nos aéroports, jusqu’alors assurée par le gouvernement fédéral, fut transférée à des autorités aéroportuaires locales.

« Le modèle tel qu’il existe aujourd’hui au Canada est unique au monde, souligne Daniel-Robert Gooch, président-directeur général du Conseil des aéroports du Canada. À ce chapitre, nous faisons preuve de précurseurs. Des juridictions partout sur la planète admirent la façon dont nous sommes parvenus à jumeler l’expertise du secteur privé à une approche communautaire. »

Les aéroports n’ont jamais regretté une telle décision, et pour cause. Il suffit d’en constater les nombreux avantages.

« Le modèle actuel en ce qui a trait aux autorités aéroportuaires a permis aux usagers du transport aérien au Canada de bénéficier d’un excellent service au cours des 25 dernières années, indique Joyce Carter, présidente-directrice générale de la Halifax International Airport Authority. Par exemple, l’aéroport Stanfield d’Halifax a investi plus de 550 millions $ dans ses infrastructures au cours des dix dernières années, sous l’étroite supervision de notre conseil d’administration, dont les membres furent nommés par des gens locaux. Tout ce travail visait à accroître la contribution économique et sociale de l’aéroport à notre région. »

Le secteur canadien du transport aérien, dont les aéroports constituent une importante composante, contribue quelque 35 milliards $ à l’activité économique du pays, en plus d’injecter 7 milliards $ dans les coffres du gouvernement fédéral. Aussi, depuis 1992, ces mêmes aéroports ont versé la somme de 5 milliards $ en loyers au gouvernement.

Or, au-delà des chiffres, nos aéroports ont joué un rôle de premier plan dans le développement du Canada en tant que puissance économique sur l’échiquier mondial.

« Il suffit de songer à tous les liens que les aéroports permettent d’établir, que ce soit sur le plan commercial ou communautaire, tant au Canada qu’à l’échelle du monde, dit Gooch. Il ne fait nul doute que les aéroports sont notre porte d’entrée vers le monde, et une porte d’accueil qui unit les collectivités ici comme à l’étranger. »

Le succès d’aujourd’hui s’explique entre autres par les défis d’hier. Avant les années 90, l’exploitation des aéroports était centralisée entre les mains du gouvernement fédéral. Ce modèle d’affaires occasionnait des pertes financières à ce point substantielles qu’au moment du transfert, le coût pour les contribuables canadiens atteignait la somme de 135 millions $ annuellement.

Qui plus est, au déficit financier s’ajoutait un déficit au niveau des infrastructures. L’argent se faisant évidemment rare, les investissements dans l’amélioration des infrastructures aéroportuaires étaient, eux aussi, plutôt rares. Nos aéroports avaient à l’époque un besoin criant d’être rénovés et modernisés.

« Il fallait carrément réinventer les aéroports qui nous ont été transférés », se rappelle Gooch.

Et c’est à une réinvention que l’on a d’emblée procédé. C’est environ à cette époque que les dirigeants du Greater Vancouver Board of Trade se sont réunis et ont conclu que nos aéroports devaient mieux nous desservir. Vancouver était alors solidement positionnée pour devenir la porte d’accueil entre l’Asie-Pacifique et l’Amérique du Nord. Pour y parvenir, il fallait que la ville se dote d’un aéroport à la hauteur de ses ambitions. Et c’est en privilégiant un contrôle local qu’elle y est parvenue.

Aujourd’hui, les directeurs siégeant au conseil d’administration des aéroports canadiens sont nommés par des regroupements d’affaires locaux, par leur municipalité et par les gouvernements au niveau provincial et fédéral. Nos aéroports sont tous actuellement exploités à la manière d’un OBNL. Résultat : quelque 22 milliards $ ont été consacrés aux infrastructures aéroportuaires sans qu’il en coûte un sou aux contribuables canadiens.

L’orientation locale, toutefois, demeure certes le plus grand avantage du transfert de l’exploitation des aéroports aux autorités locales.

« Au cours des vingt dernières années, nos aéroports se sont transformés pour devenir de véritables voies d’accès vers leurs diverses communautés », observe Gooch.

Contributions fiscales des aéroports

Le flux de passagers

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