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Des bagages au voyage : une expérience sans turbulence en quatre étapes

Dès que vous mettez les pieds dans un aéroport canadien, et ce, jusqu’à l’embarquement dans l’avion, vous êtes entraîné dans un processus complexe que les aéroports se consacrent à simplifier et à rendre le plus fluide possible pour les voyageurs comme vous. En d’autres mots, les aéroports partout au pays font tout en leur possible pour que votre expérience soit sans turbulence. Le flux de passagers – soit le déplacement vers l’avion le plus rapidement possible – devient donc une priorité. Et comment y parvient-on? En fait, le processus ayant assuré aux passagers un parcours tout à fait fluide dans nos aéroports est le fruit d’années d’efforts et de millions de dollars en investissements. Voici quatre façons dont nous y parvenons :

1. Le trajet vers l’aéroport

La première étape est de vous amener de votre lieu de résidence à l’aéroport le plus rapidement et efficacement possible.

“Nous avons consacré passablement de temps et d’efforts à étudier les déplacements en direction et à partir des aéroports canadiens au cours des vingt dernières années,” indique Daniel-Robert Gooch, président du Conseil des aéroports du Canada.

Le processus a exigé une collaboration étroite avec les gouvernements au niveau local, provincial et fédéral. Certes, on s’est penché sur les accès routiers. Toutefois, au cours des dix dernières années, le transport collectif a vu sa popularité croître de façon exponentielle. Ainsi, cette alternative est devenue aujourd’hui une grande priorité pour les aéroports – et les résultats s’avèrent parfois assez remarquables.

“La Canada Line a été inaugurée à temps pour les Jeux olympiques de Vancouver en 2010, grâce à des investissements des autorités aéroportuaires de même que des trois paliers de gouvernement,” rappelle Gooch.

“Notre engagement envers un transport durable a notamment pris la forme d’un investissement de 300 millions $ dans le segment Sea Island de la Canada Line, inauguré en 2009,” indique pour sa part Craig Richmond, président-directeur général de l’aéroport international de Vancouver. “D’ailleurs, la Canada Line a connu un succès retentissant. Elle a grandement contribué aux efforts de notre aéroport afin d’atteindre ses objectifs sur le plan environnemental, en plus de devenir l’un des modes de transport collectif les plus achalandés en Amérique du Nord.”

2. Enregistrement

Une fois à l’intérieur de l’aérogare, la seconde étape consiste à enregistrer les billets. Or, la technologie actuellement en place est considérablement plus avancée qu’il y a à peine dix ans.

“Les aéroports ont consacré des millions de dollars dans l’installation de guichets libre-service pour l’enregistrement automatisé des billets, que les voyageurs peuvent utiliser peu importe la compagnie aérienne qui les transporte,” souligne Gooch. “À cela s’ajoute l’enregistrement libre-service des bagages – toutes des technologies ayant amélioré l’efficacité du processus d’enregistrement des voyageurs.”

3. Contrôle de la sécurité

Vos bagages sont enregistrés et vos cartes d’embarquement sont en main. La troisième étape consiste alors à traverser le processus de contrôle de la sécurité, assuré et exploité par l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA), une société d’État fédérale. Le financement de l’ACSTA est assuré par les voyageurs par l’entremise du Droit pour la sécurité des passagers du transport aérien; toutefois, ces sommes ne sont pas entièrement consacrées au maintien d’un tel service. D’ailleurs, l’une des priorités des aéroports canadiens est de faire en sorte qu’une telle situation soit rectifiée.

“La situation est d’autant plus préoccupante du fait que le financement octroyé par le gouvernement ne tient pas compte de la croissance du nombre de voyageurs,” déplore Gooch. “Il importe que ces derniers puissent traverser le processus de contrôle de la sécurité dans un délai à la fois raisonnable et prévisible, afin qu’ils puissent bien évaluer l’heure à laquelle ils doivent se rendre à l’aéroport.”

“Avec ses quelque 44,3 millions de passagers accueillis en 2016 et son taux de croissance qui se situe bien au-delà de la moyenne mondiale, l’aéroport Pearson de Toronto constitue certes un facteur important de l’activité économique du sud de l’Ontario, autant que de la province et du pays dans leur ensemble,” note Howard Eng, président-directeur général de la Greater Toronto Airports Authority (GTAA). “Or, on prévoit qu’un tel rythme de croissance ne fera que perdurer, voire s’accélérer au cours des prochaines années.”

De poursuivre Eng : “La GTAA investit régulièrement les sommes requises afin de conserver son statut de plaque tournante de calibre mondial. Toutefois, il importe aussi que le gouvernement fasse sa part afin d’accélérer le processus de contrôle de la sécurité en réaction à la hausse d’achalandage. Le temps d’attente à cette étape est un facteur important de l’expérience des voyageurs à l’aéroport. Or, l’aéroport Pearson doit demeurer un modèle d’efficacité si nous voulons conserver notre rôle en tant qu’important moteur économique au Canada.”

Bien sûr, il n’y a pas que les voyages intérieurs. Les voyages internationaux apportent eux aussi leur lot de défis en ce qui a trait au flux des passagers. Or, tout comme c’est le cas avec l’enregistrement des billets et des bagages, la technologie permet ici aussi de faciliter grandement le processus. On songe entre autres aux sommes importantes consacrées afin d’installer des bornes automatisées de dédouanement, dont certaines servant spécifiquement aux voyages à destination des États-Unis.

De concert avec l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), l’organisme fédéral responsable des services frontaliers, nombre de ces projets ont été possibles grâce aux millions de dollars investis par les aéroports afin de mieux desservir les passagers.

“Au fil des ans, nous avons consacré des sommes importantes à identifier des solutions technologiques permettant d’améliorer l’expérience et le flux des passagers dans nos aéroports, incluant la signalisation, l’enregistrement libre-service des billets et des bagages et le contrôle de la sécurité,” a dit Philippe Rainville, PDG d’Aéroports de Montréal. “Les guichets automatisés de dédouanement au Canada, ainsi que le contrôle automatisé des passeports pour le prédédouanement pour les États-Unis, ont été fort bien accueillis. Ils ont grandement amélioré le flux des passagers à nos aéroports, particulièrement en périodes de pointe.”

4. Récupération des bagages

Vous avez franchi le contrôle de sécurité et êtes désormais à bord de l’avion. Une fois arrivé à destination, la rapidité et l’efficacité avec lesquels vous franchirez la prochaine étape dépendront en grande partie de la rapidité et l’efficacité du système de transport et de livraison des bagages. S’il est moins évident pour les voyageurs de le constater, les investissements consacrés à cette étape du processus au cours des dernières années ont tout de même été considérables – “des centaines de millions de dollars,” selon Gooch, qui ajoute que “l’objectif est d’accélérer le processus de transfert des bagages entre les aéronefs, afin de réduire le délai de correspondance entre deux vols et le temps d’attente pour les bagages une fois les voyageurs rendus à destination.”

“L’aéroport international de Calgary a installé un système de vérification des sacs fourre-tout de pointe, qui permet d’accélérer leur déplacement au moment du départ, de la correspondance ou de l’arrivée. Ainsi, le processus de balayage des sacs ainsi que leur déplacement s’effectuent plus rapidement qu’avec les systèmes de convoyeur habituels, et le suivi de chaque sac est plus précis. Résultat : les sacs se rendent à l’aéronef ou au carrousel de bagages de façon plus rapide et fiable,” a dit Rob Sartor, président-directeur général de la Calgary Airport Authority.

Il ne s’agit là que de quelques exemples des façons dont les aéroports s’investissent à vous offrir la meilleure expérience possible, le plus rapidement et efficacement possible – et ce, à chacune des étapes du processus vous menant de votre domicile à votre destination. En d’autres mots, chaque fois que vous fréquentez un aéroport canadien, nous tenons à vous offrir une expérience… sans turbulences.

1 Comment

  1. Being able to map your checkpoints and even track your luggage to reduce stress and maintain this harmonic feeling would be huge if not already implemented. I know this would elevate my type of User-Experience and make me feel more secure and updated, especially in BIG airports!

    A mix between tower and cloud based computing could probably handle all that traffic. Cloud service works wonders when I’m mobile, from what I’ve experienced before.

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